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Libération conditionnelle de Michèle MARTIN
Une décision de justice inacceptable
12 mai 2011 par Freddy DEWILLE -
Rubrique:DROIT DES VICTIMES
A l'heure de la libération de Michelle Martin, il faut se souvenir que lors du procès de Charleville-Mézières, en France, Michel Fourniret a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Il ne pourra bénéficier d'aucune remise de peine ou libération conditionnelle. Il s'agit d'une perpétuité réelle, incompressible. Monique Olivier, sa complice, fut condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 28 ans. Elle devra attendre son 88ème anniversaire pour demander à bénéficier d'un aménagement de peine. Se pose donc à nouveau, suite à cette libération, la question des peines incompressibles inexistantes en Belgique, sur le plan légal. A l'instar de certains parents, je ne peux comprendre qu'au regard des faits hautement criminels commis par Michèle Martin, condamnée à 30 ans de prison, elle puisse être libérée après 15 ans, dans un dossier où des enfants ont été condamnés à mort par leurs auteurs et où leurs parents ne les reverront jamais. Rien ne peut justifier une telle disproportion. C'est inacceptable. Sans pour autant prôner la suppression de la loi sur la libération conditionnelle, j'estime que le législateur belge devrait adapter la législation en référence à la loi française, afin que pour des meurtres d'enfants puissent être sanctionnés par des peines incompressibles et que des périodes de sûreté soient instaurées, durant lesquelles le condamné ne peut bénéficier d'aucun aménagement de peine, et notamment d'aucune mesure de semi-liberté, ni de libération conditionnelle. {{Freddy Dewille}}, un des membres fondateurs de l'Observatoire citoyen (0476 332373, 21d rue d'Ansuelle 6150 Anderlues).

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